MISE EN OEUVRE DES ARTICLES 282 et 284 du CPC MODIFIES PAR LE DECRET DU 24 DECEMBRE (09-02-2013)
Les Règles Déontologiques de l'Expert. Mise à jour Mai 2012 (23-01-2013)
Le Devenir des conclusions de l'expert. (19-01-2013)
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La rentrée est généralement l’époque des bonnes résolutions. Par exemple avoir une meilleure organisation du travail, essayer de travailler un peu moins, finir plus tôt, s’inscrire à un D.U, reprendre le sport. On pourrait ajouter éviter de laisser les patients dicter leurs exigences et obliger le praticien à faire des compromis. On constate en effet très fréquemment, dans le cadre de nos expertises judiciaires que le plan de traitement finalement retenu ne correspond pas à celui initialement conçu par le praticien mais fait l’objet d’un compromis que le praticien lui-même reconnaît comme non-conforme aux données acquises de la science, et qui le place dans une situation inconfortable puisque finalement il a laissé le patient devenir le maître d’œuvre du traitement.
On pourrait ajouter que le concept à la mode de « l’evidence based dentistry ou medicine » ne permet pas vraiment des choix fiables et cohérents car selon une information du site médical Fréquence M, plus de la moitié des études cliniques réalisées ne seraient pas publiées. Peut être parce que les résultats obtenus ne répondaient pas à l’attente de leurs promoteurs ou de leurs sponsors. Il reste donc dans les bonnes résolutions à appliquer les thérapeutiques qui ont fait leurs preuves, qui sont enseignées dans les facultés de chirurgie dentaire et qui sont basées sur l’expérience personnelle du praticien.
Or chacun sait que justement, c’est l’expérience professionnelle qui est la plus difficile à transmettre et à enseigner à nos futurs confrères. L’exemple le plus frappant est celui de la décision d’extraire ou de conserver des piliers dentaires à support parodontal réduit ou avec un traitement endodontique incertain dans le cadre de restaurations fixes plurales car la perte d’un seul de ces piliers peut compromettre l’ensemble de la restauration et mettre en cause la responsabilité civile du praticien.
Cette décision stratégique, surtout à une époque où les implants peuvent apporter des solutions fiables, est un temps fondamental du plan de traitement et repose essentiellement sur l’expérience clinique du praticien.
Etre vigilant et mener une réflexion approfondie avant de prendre sa décision, informer parfaitement son patient des différentes options thérapeutiques fait partie des bonnes résolutions de la rentrée.
Bonne rentrée à tous !
Patrick Missika
Président de la CNEJOS